Rondes, blanches,
délicieusement sucrées tout en demeurant aériennes, les meringues évoquent
irrévocablement notre enfance ; cette petite mignardise d’abord croquante
puis fondante en bouche que nos parents nous achetaient lors du traditionnel
passage à la boulangerie de la ville. Pour beaucoup, elle fait office de
madeleine de Proust, réminiscence de douceurs et surtout de plaisirs simples, d’un
petit gâteau ou d’un goûter pour 17h en rentrant de l’école. Chez nos artisans,
on trouve le plus souvent la meringue dite « Française », et c’est de
celle-ci dont j’ai envie de vous parler aujourd’hui.
Les autres types de
meringue, estampillées « Suisse » et « Italienne » se
rencontrent beaucoup moins, dans le sens où elles sont davantage pensées pour
une utilisation dans la pâtisserie, et se trouvent rarement telles quelles,
destinées à une dégustation sur le pouce.
J’ai mis du temps à me
décider à me lancer dans la réalisation de meringues, dans le sens où l’on m’avait
souvent dit que c’était un travail délicat… et je dois admettre que ce n’est
pas totalement faux, en effet il est nécessaire d’être très précis dans la
pesée des ingrédients, et surtout lors de l’étape de la cuisson.
Pour mes meringues, je me
suis donc fondée sur un article explicatif très complet publié par la célèbre
blogueuse Chef Nini, qui a d’ailleurs réalisé un dossier entier sur les trois
meringues suscitées, que je vous invite à aller consulter si vous avez envie de
vous lancer dans cette petite aventure culinaire. Passons à la recette
maintenant, si vous le voulez bien !
Ingrédients :
-125g de sucre en poudre
-2 blancs d’œufs
-1 pincée de sel
-4 gouttes de jus de
citron
Préchauffez votre four à
90°.
Avant de vous y mettre,
sortez vos deux œufs du réfrigérateur, et laisse-les revenir à température
ambiante, cela devrait vous aider à les monter en neige. Ceci fait, clarifiez
vos œufs en prenant soin de ne pas laissez passer la moindre goutte de jaune
dans vos blancs. Placez ces derniers dans une grande jatte, ajoutez la pincée
de sel, les gouttes de jus de citron (qui aideront vos blancs à rester d’une
belle teinte immaculée une fois mis au four). Pesez votre sucre en poudre avec
précision (125g, ce n’est ni 124 ni 126 !), le mieux étant de le faire à l’aide
d’une balance électronique (si vous en possédez une), plus précise qu’un verre
gradué.
De ce stade, dégainez
votre meilleur batteur électrique, et battez vos blancs accommodés d’un premier
tiers de sucre. Il va falloir battre ces derniers pendant plusieurs minutes, en
ajoutant très progressivement le sucre en pluie. Vous devez obtenir un tout
ferme, mais également très brillant, signe que votre sucre s’est parfaitement
lié aux blancs d’œufs. Et cela, vous en aurez confirmation en trempant les
fouets de votre batteur dans les blancs montés : au moment de les
soulever, des « becs » doivent se former et demeurer bien droits. Votre
appareil à meringue est maintenant prêt, il ne vous reste plus qu’à mettre
cette préparation en poche à douille, et dresser des petits tas sur une feuille
de papier sulfurisé. Enfournez vos meringues à four chaud pour deux petites
heures.
Hé oui, le thermostat est faible, mais dans le cas d’une pâtisserie
comme la meringue, il ne s’agit pas ici de cuire, mais bien de les « sécher ».
Lorsque la cuisson est terminée, laissez vos douceurs bien refroidir sur une
grille avant de vous aventurer à les décoller du papier cuisson.
Je crois que c’est tout
pour aujourd’hui, et il est maintenant temps pour moi de vous laissez sur ces
quelques mots : régalez-vous !





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